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Voyage à Nantes – Estuaire 2007

Portrait de Charly Bourdeverre

 

Objectif de cette sortie :

  1. Inviter nos amis les membres de l’AUPP à naviguer avec les Baroudeurs afin de faire plus ample connaissance et de tisser des liens d’amitié. Ces deux associations ayant beaucoup de points communs.
  2. Profiter des structures installées à Nantes pour recevoir les bateaux et nous permettre de naviguer par une saison qui n’est pas favorable aux escapades hauturières.

Stéphane et Charly s’occupent des préparatifs. Contact avec le port de Nantes pour réservation des places, accueil etc……. Préparation de la réception à Nantes et organisation du séjour. (Restaurant, etc.)

La date du voyage a été fixée du 18 juillet afin de remonter la Loire avec le courant et retour aux heures favorables pour entrer dans le vieux port.

    le 19 visite de la ville et des œuvres artistiques de Estuaire 2007
    le 20 retour à Pornic.

13 bateaux sont inscrits et prêts à prendre la mer.

Presse Océan et Ouest France font paraître un communiqué signalant l’événement

C’est ainsi que 9 bateaux se sont retrouvés finalement sur la ligne de départ.

  • ISIS D. Fruneau
  • MONTHABOR JC David
  • NEPHROS J.Lefevre
  • TIWY Phil.Zhendre
  • ILE MARINE J.Blestel
  • BELTEGEUSE M.Morand
  • SHANGRILA3 C.Guillemet
  • TENZY D.Verré
  • AZULITO J.Prieur

 

Les bateaux quittent Pornic à l’heure qui leur convient afin d’être sur zone, c’est à dire dans l’estuaire lieu de ralliement vers 13 h00.

Mer belle – un bon vent de force d’Ouest 3 à 4 gonfle les voiles – il fait beau, le soleil brille entre les nuages.

13h00 – tous les bateaux sont au rendez-vous sauf Tenzy qui au loin force sa machine pour nous rejoindre.

Les bateaux, vent arrière marchent 4 nœuds en direction du pont (qui ne se rapproche que doucement, trop doucement vu que nous n’avançons qu’à 1 nœud sur le fond à cause du courant de la Loire )

Peu importe, la marée basse est à 14h28 et nous allons voir ce que nous allons voir (certainement nous serons grisés par la vitesse du courant ! ! ! )

Ce que nous avons vu : 14h00 le pont est devant – 14h30 le pont est toujours devant nous –

15h00 nous avons encore le pont devant nous –( certains ont dit : phénomène bizarre, qu’il reculait au fur et à mesure que nous avancions) –15h30 le pont n’est pas loin mais il est encore devant nous –16h00 – ça y est ! Nous passons sous le pont.

A ce moment ordre est donné de nous aider de la risée Volvo car cela va nous faire arriver tard à Nantes.

Nous passons devant le port de Montoir puis le port de Donges en admirant au passage les mastodontes de la mer.

Puis Cordemais nous accueil avec son lot de cheminées et ses immenses bâtiments.

Un Baroudeur courageux ose mettre le spi qu’il range un peu plus tard car il est au prés.le vent est tellement changeant sur une rivière.

Enfin c’est le calme et la sérénité des plaines du Carnet où broutent paisiblement de jolies vaches pendant que sur les berges les hérons font la chasse.

Nous avons la chance de pouvoir apercevoir les restes de la maison sur l’eau qui émergent de 2 mètres environ.

Plus loin nous découvrons les ‘’ œuvres d’art ‘’ représentant quelques soucoupes volantes de différentes tailles ? ?

Puis sur l’écluse de la Matinières avec le fameux bateau mou.

Après le passage du bac du Pellerin nous découvrons les chats qui crachent.

Puis plus loin les geysers animent le paysage

La tour à plomb de Couëron domine majestueusement la Loire. Nous passons devant l’embarcadère du bac de Basse-Indre et cette fois à toute vitesse – 6 nœuds sur le fond. Le courant est avec nous.

Puis c’est enfin l’arrivée au port de Nantes dominé par l’immense pont de Cheviré.

Le quai des bois, le quai à ferraille, des usines jalonnent les rives

Le petit port de Trentemoult toujours aussi plaisant à regarder nous fait un coup d’œil au passage.

Mais ce n’est pas le moment de s’attendrir car nous arrivons en vue de la ville de Nantes et il faut affaler la grand voile, sortir les amarres et se préparer à la manœuvre d’accostage.

Il est déjà 20h30, le soleil se couche sur la ville.

21h00 – tous les bateaux sont à poste quai de l’Aiguillon.

Chacun range ses voiles et son matériel de navigation pendant que du côté des Baroudeurs on s’active déjà pour recevoir les navigateurs

 La table est dressée et les bouchons sautent. Tout le monde est heureux de se retrouver et pour découvrir de nouveaux amis atteints eux aussi du virus de la navigation.

   

En trinquant à l’amitié les skippers se sont annoncés, ont présenté leur bateau et leur équipage.

La fatigue de la journée et les émotions ont fait que le pot se termina assez rapidement mais avec la joie de se retrouver le lendemain. Certains diront parce que les bouteilles étaient vides mais il ne faut pas les croire.

Jeudi 19 juillet – 9H00 –

L’odeur du café flotte dans l’air –quelques courageux reviennent avec pain et croissants dans les bras. Ce qui a pour effet d’attirer la responsable du port, papiers en main et caisse assoiffée de monnaie.

Nous lui faisons remarquer que ce port ne comporte pas de toilettes ni eau courante, ce qui oblige les équipages à faire comme ils peuvent. Nous en avons même vu partir à terre en marchant bizarrement, à petits pas, les ‘’dents’’ serrées.

Des billets de tram sont distribués et les équipages quittent les bateaux avec comme consigne d’être de retour sur le ponton à 20h00.

Chacun occupe sa journée suivant son goût. Pour certains c’est la visite du château, pour d’autres les machines des chantiers avec flânerie dans les commerces du quai à bananes.

    

    

Quelques nostalgiques se sont aventurés dans une croisière à bord du navibus pour une ballade à Trentemoult.

Après une journée bien remplie, comme convenue tout le monde est présent pour le dîner en commun dans la brasserie du Tricorne face aux pontons.

C’est ainsi que 23 personnes se sont retrouvées pour se restaurer. Certaines ayant pris la route pour rejoindre leur mari, d’autre pour revoir les copains.

L’apéro est animé par le traditionnel chant des Baroudeurs et la fin du repas par des chants et histoires drôles. Inutile d’en dire plus sur l’ambiance dans une salle qui nous est exclusivement réservée.

Et le temps passe tellement vite qu’il est déjà 23h00 lorsque nous quittons le restaurant afin d’être en forme pour affronter la navigation de retour.

Vendredi 20 juillet –

A 8h00, animation à bord des bateaux. Déjà Monthabord se prépare à partir et sur Isis on piaffe d’impatience.

9h00 – La marée monte toujours et déjà 2 bateaux quittent le ponton.- certains voudraient bien les suivre mais l’équipier n’est pas de retour !

9h30 – la plupart des voiliers sont en route.

Et nous voici de nouveau sous l’immense pont.

    

La descente de la Loire promet d’être calme même si nous n’avons aucun bulletin météo.

Puis passé le Pellerin, le vent devient de plus en plus important ce qui nous annonce un retour musclé vers la pointe St Gildas.

En face de la centrale de Cordemais la Loire, vent contre courant lève des vagues courtes et agressives. Les bateaux sautent comme des cabris.

Donges approche et à ce moment discussion à la VHF.’’Peut-on accoster à Paimboeuf ‘’ ? ? ?

Il faut voir derrière la barge ? Y aura t’il du fond à marrée basse ? Il faut voir !

Les plus courageux se risquent et les autres suivent

Avertis par radio les bateaux viennent se blottir à l’abri d’une barge échouée à laquelle ils s’amarrent.

Il est 14h00 et 5 bateaux sont regroupés – il manque :

Tiwy qui indique son intention de filer sur Pornichet pour une question de pièce de rechange.

Tensy qui s’est arrêté en route pour voir de la famille.

Shangrila qui a sa radio en panne est donc devenu sourd.

Puis Ile Marine qui se réveille vers 14h30, s’apercevant qu’il est seul sur l’eau demande par tél. portable où nous sommes ? Radio à l’arrêt.

Azulito parti plus tard, nous rejoint.

Paimboeuf est un joli port qui ne demande qu’à être connu où les habitants sont très accueillants

 

Chacun part à terre, soit pour approvisionner la cambuse soit simplement pour découvrir le site.

Après un apéro offert gentiment chez un nouveau Baroudeur, quelques-uns se retrouvent à la terrasse d’une sympathique pizzeria où quelques musiciens s’évertuent à mettre de l’ambiance.

    

Il se fait tard et le retour à bord a lieu dans la détente pendant qu’au loin brillent les lumières de Donges dans le soleil couchant.

Samedi 21 juillet.

Hier nous avons décidé de partir à contre courant afin que le vent et le courant aillent dans le même sens pour avoir une mer plate.

Il est 8h00 et déjà tout le monde est réveillé.

La météo nous a annoncé un vent d’Ouest de 3à 4 B

8h30 - Il faut commencer par détricoter les amarres qui ont été mises dans tous les sens afin de résister aux courants, montant et descendant, afin de passer une nuit calme.

9h00 – Tous les bateaux appareillent sauf Isis qui attend la relève de son équipage.

Cette fois le courant est bien là mais le vent est absent. Soudain l’horizon s’obscurci.

Le pont de St Nazaire que l’on voit au loin donne l’impression d’être dans la brume ou la fumée ?

Vite, il faut capeler les cirés.

    

Sans prévenir une trombe d’eau s’abat sur nos hardis navigateurs, accompagnée d’une forte rafale de vent.

Pour ceux qui ont hissé leur grand voile, ils se couchent sous la force du vent, pendant que la voile récupère un maximum d’eau qui descend en cascade dans le cockpit.

Heureux ceux qui peuvent se mettre à l’abri à l’intérieur et ceux qui ont eu soin de mettre leurs bottes.

Pour couronner le tout, un coup de sirène nous prévient de l’arrivée d’un pétrolier quittant le port de Donges, tiré par un remorqueur.

Il faut vite se ranger sur le bord du chenal.

Passage du pont, le courant est toujours contre nous mais le vent fraîchi de plus en plus.

Il faut maintenant prendre un ris pour éviter aux bateaux de se coucher.

Après la balise verte N°7 du chenal, il est possible de virer pour naviguer bon plein et de stopper le moteur.

C’est à ce moment que le vent tombe et qu’il faut lâcher le ris pour avancer correctement.

Le retour vers Pornic se fait dans le calme et sous un beau soleil quoique entrecoupé de nuages menaçants.

Tous les Baroudeurs sont heureux d’avoir navigués et fait connaissance avec les membres de l’AUPP

Et sont prêts à renouveler l’expérience à la première occasion.

Nous regrettons l’absence de notre Président avec qui nous sommes restés en relation par téléphone.

A bientôt sur l’eau ! ! ! !

Charly

 

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